De la chaleur, d'abord : c'est de loin ce que l'on me décrit le plus. Ensuite, dans le désordre, des picotements dans les mains et les pieds, une lourdeur agréable dans les jambes, la notion du temps qui se brouille, parfois des larmes qui montent sans raison identifiable — et, chez une bonne part des personnes que je reçois, rien de spectaculaire du tout, simplement du calme. Voilà ce que l'on me raconte en se relevant, au cabinet du 32 rue Pasteur. La question « est-ce que je vais sentir quelque chose ? » revient à presque chaque premier rendez-vous, souvent dès le téléphone, et ma réponse ne bouge pas : je n'en sais rien, et personne ne peut le prévoir à votre place. Le cadre, lui, ne change jamais : une heure, chaussures enlevées et vêtements de ville gardés, une couverture si la pièce vous paraît fraîche, aucune musique imposée ni respiration à suivre ; mes mains se déplacent lentement, tantôt posées, tantôt à quelques centimètres, sans manipulation ni massage. Ce qui se passe dans ce temps-là vous appartient. Voici, aussi honnêtement que possible, ce que j'entends le plus souvent, sans rien promettre à personne.
Pourquoi je ne vous annonce jamais à l'avance ce que vous allez ressentir
Je pourrais vous dire, comme on le lit parfois : « vous allez sentir une chaleur intense sous mes mains, puis une vague de détente ». Ce serait commode, et ce serait malhonnête. Deux problèmes se posent.
Le premier est simple : je ne peux pas prévoir. J'ai vu des personnes très sensibles à tout, qui décrivent une dizaine de choses différentes en une heure, et des personnes que rien ne traverse et qui repartent en disant « c'était calme, j'étais bien, c'est tout ». Les deux repartent avec quelque chose. Ce que chacun en retire lui est propre.
Le second est plus gênant : si je vous annonce une chaleur, vous allez chercher une chaleur. Vous passerez la séance à surveiller vos mains, vos pieds, votre ventre, à vous demander si c'est ça, si c'est assez, si c'est normal. Vous serez occupé à vérifier au lieu d'être simplement allongé. C'est exactement l'inverse de ce que je cherche à installer. Je préfère donc ne rien annoncer, et vous laisser me raconter après.
La chaleur : la description qui revient le plus souvent
Si je devais classer ce que j'entends, la chaleur arriverait en tête, assez largement. Elle est décrite de manières très variées. Certaines personnes parlent d'une chaleur locale, sous mes mains, comme si je posais quelque chose de tiède sur l'épaule ou le bas du dos. D'autres décrivent une chaleur diffuse, qui monte lentement dans tout le corps, souvent une quinzaine de minutes après le début. D'autres encore la ressentent ailleurs que là où je suis : mes mains sont sur la tête, et c'est dans les pieds que ça devient chaud.
Ce qui me frappe, c'est la fréquence avec laquelle les gens s'en étonnent alors qu'ils ne s'y attendaient pas. Beaucoup arrivent sceptiques, et me disent en se relevant : « c'est bizarre, j'ai eu chaud alors que la pièce n'est pas chaude ». Je ne cherche pas à leur expliquer pourquoi. Je n'ai pas d'explication à leur donner, et je ne prétends pas en avoir une. Je note, et je passe à la suite.
À l'inverse, il arrive qu'une personne décrive du froid, ou un contraste : un côté du corps tiède, l'autre plus frais. Là encore, je n'en tire aucune conclusion sur votre santé. Une sensation reste une sensation. Elle ne me renseigne sur rien de médical, et je serais malvenu de faire semblant du contraire — c'est d'ailleurs la raison d'être de mon avertissement sur le cadre de ma pratique.
Picotements, fourmillements, lourdeur agréable
Vient ensuite toute une famille de sensations physiques, plus fines, que les gens ont souvent du mal à nommer. Les mots qui reviennent :
- Des picotements ou des fourmillements, surtout dans les mains, les avant-bras et les pieds. Comparés parfois à une petite pluie, parfois à de l'électricité très faible.
- Une lourdeur dans les jambes ou dans tout le corps, décrite comme agréable et non comme une gêne : « j'avais l'impression d'être enfoncé dans la table », « je ne pouvais plus lever le bras, et ça ne me dérangeait pas ».
- Une légèreté, exactement l'inverse, chez d'autres personnes : la sensation de flotter légèrement au-dessus de la table, ou de ne plus très bien situer les contours de son corps.
- Des mouvements involontaires : une paupière qui bat, un doigt qui tressaille, un soupir profond qui part tout seul, un gargouillis digestif très sonore. Cette dernière est fréquente, et gêne parfois les gens. Elle ne me gêne pas.
- Une salivation ou une gorge qui se dénoue, un bâillement en chaîne au moment où la personne se relève.
Aucune de ces sensations n'est un signal, un indicateur ou un niveau à atteindre. Ce sont des descriptions, rien de plus. Je les note mentalement parce qu'elles m'aident à ajuster le rythme d'une séance à l'autre, pas parce qu'elles voudraient dire quelque chose.
S'endormir, ou rester entre deux
Beaucoup de personnes s'endorment. Certaines ronflent. Certaines sursautent au bout de dix minutes en s'excusant, persuadées d'avoir gâché la séance. Non. Vous êtes allongé au calme, dans une pièce tempérée, sans téléphone, sans rien à faire pendant une heure : que le sommeil vienne me paraît la chose la plus logique du monde. Je ne réveille personne, et je ne compte pas les minutes de conscience.
L'état le plus fréquemment décrit n'est d'ailleurs pas le sommeil, mais ce que les gens appellent « l'entre-deux » : on entend la rue, un scooter rue Pasteur, ma respiration, on sait très bien où l'on est, et pourtant les pensées ne s'accrochent plus. On perd la notion du temps. Il est courant qu'une personne se relève en me demandant si la séance a duré une heure complète, alors qu'elle en est convaincue qu'il s'est passé vingt minutes.
C'est un état que beaucoup viennent chercher, notamment les personnes qui arrivent avec un sommeil difficile et qui veulent avant tout un temps de calme dans leur semaine. Je ne promets aucun effet sur les nuits qui suivent. Je constate simplement que ce moment-là est apprécié pour lui-même.
Quand une émotion remonte
Il arrive que des larmes viennent. Pas systématiquement, mais assez souvent pour que je vous en parle avant, plutôt que de vous laisser découvrir ça au milieu de la séance en vous sentant ridicule. Certaines personnes pleurent sans savoir pourquoi, sans image ni souvenir associé. D'autres voient remonter une scène précise, ancienne. D'autres encore sentent une vague de tristesse ou, au contraire, un fou rire.
Quand cela se produit, je ne fais rien de particulier. Je ne commente pas, je ne demande pas ce qui se passe, je ne cherche pas à interpréter. Je laisse la place et le temps. Si vous voulez en parler à la fin, je vous écoute ; si vous préférez ne rien en dire, c'est parfaitement bien aussi. Je ne suis pas psychologue et je m'interdis d'en jouer le rôle. Une émotion qui remonte pendant un temps de détente n'est ni un signe, ni une explication, ni un diagnostic.
C'est aussi pour cette raison que je répète, y compris aux personnes qui viennent dans une période professionnelle ou personnelle éprouvante : cela ne remplace aucun suivi médical ni aucun accompagnement psychologique. Si quelque chose vous pèse durablement, parlez-en à votre médecin. Je peux tout à fait vous accueillir en parallèle, jamais à la place.
Ne rien ressentir de particulier n'est pas un échec
J'insiste sur ce point parce qu'il gêne beaucoup de monde. Une part non négligeable des personnes que je reçois ne décrit rien de spectaculaire. Pas de chaleur, pas de picotements, pas d'émotion. Elles me disent : « j'étais bien, j'étais tranquille, j'ai un peu somnolé, voilà ». Et parfois, avec une pointe de déception : « je crois que je ne suis pas réceptif ».
Cette idée de réceptivité, je n'y adhère pas. Elle laisse entendre qu'il existerait un examen à réussir, avec de bons et de mauvais élèves. Une heure passée allongé au calme, sans écran, sans conversation, sans rien à produire, c'est déjà une heure rare dans une semaine ordinaire. Que votre corps l'ait accompagnée de manifestations ou non ne change pas la nature de ce temps. Je le redis souvent, parce que la déception de ne « rien avoir senti » gâche parfois un moment qui s'était très bien passé.
| Ce qui est décrit | Quand, en général | Ce que je n'en conclus pas |
|---|---|---|
| Chaleur locale ou diffuse | Après 10 à 20 minutes | Que la séance « fonctionne mieux » |
| Picotements, fourmillements | Mains, avant-bras, pieds, à tout moment | Quoi que ce soit sur votre état de santé |
| Lourdeur ou légèreté du corps | Milieu de séance | Un niveau de détente mesurable |
| Endormissement, perte de la notion du temps | Très fréquent, souvent dès le début | Que vous avez « raté » la séance |
| Larmes, souvenir, fou rire | Imprévisible | Une interprétation psychologique |
| Rien de particulier, juste du calme | Toute la séance | Que vous seriez « non réceptif » |
Ce que je dis avant, et ce que je demande après
Concrètement, voilà comment je cadre les choses au cabinet du 32 rue Pasteur. Avant de commencer, je vous explique le déroulé, la durée, où je poserai les mains, et je vous précise que vous pouvez m'arrêter à tout moment, changer de position, aller aux toilettes, ou demander une couverture. Vous restez habillé. Il n'y a rien à faire de particulier : ni respiration à suivre, ni visualisation, ni effort de concentration.
Après, je pose une seule question ouverte : « comment c'était ? ». Pas « qu'avez-vous ressenti ? », qui met la pression et pousse à inventer quelque chose pour ne pas décevoir. Si la réponse est « bien, sans plus », elle me convient. Prévoyez cinq minutes pour vous relever tranquillement et boire un verre d'eau ; certaines personnes se relèvent un peu cotonneuses, surtout après une sieste involontaire.
Une séance de Reiki Usui dure une heure et coûte 60 €. À domicile, le déplacement est gratuit dans un rayon de 10 km autour du cabinet (Chenôve, Talant, Quetigny, Longvic, Fontaine-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Marsannay-la-Côte) et fait l'objet d'un forfait de 10 € au-delà ; le détail complet est sur la page des tarifs. Je reçois du lundi au samedi, de 9 h à 19 h. Si vous hésitez encore, la page des questions fréquentes répond à l'essentiel, et vous pouvez aussi prendre rendez-vous directement en ligne. Venez sans attente précise : c'est encore la meilleure façon de ne pas passer l'heure à vous demander s'il se passe quelque chose.
Questions fréquentes
Faut-il absolument ressentir quelque chose pour qu'une séance ait de la valeur ?
Non. Une part importante des personnes que je reçois ne décrit rien de particulier, simplement un moment de calme, et cela n'a rien d'un échec. Ce que chacun retire d'une séance lui est propre et ne se mesure pas au nombre de sensations. Je ne promets aucun résultat, ni à ceux qui ressentent beaucoup, ni aux autres.
Est-ce gênant si je m'endors pendant la séance ?
Pas du tout, et c'est très courant. Vous êtes allongé au calme pendant une heure sans rien à faire : le sommeil vient souvent tout seul. Je ne réveille personne et je poursuis la séance normalement.
J'ai pleuré pendant ma séance, est-ce que cela veut dire quelque chose ?
Des émotions remontent parfois, avec ou sans souvenir associé, et je n'en tire aucune interprétation. Je laisse simplement la place et le temps, sans commenter ni questionner. Si vous souhaitez en parler ensuite, je vous écoute ; si quelque chose vous pèse durablement, parlez-en à votre médecin, car cela ne remplace aucun suivi médical.
La chaleur que l'on décrit sous vos mains, d'où vient-elle ?
Je n'ai pas d'explication à vous donner et je préfère le dire clairement plutôt que d'en inventer une. Je constate seulement que la chaleur est la description qui revient le plus souvent, y compris chez des personnes qui arrivaient sceptiques. Cette sensation ne me renseigne sur rien de votre état de santé.
Vais-je ressentir la même chose d'une séance à l'autre ?
Souvent non. Une même personne peut décrire une forte chaleur une fois, puis un simple assoupissement la fois suivante, sans que cela signifie quoi que ce soit. C'est une des raisons pour lesquelles je ne cherche pas à comparer les séances entre elles.
Dois-je vous raconter ce que j'ai ressenti à la fin ?
Uniquement si vous en avez envie. Je pose une question ouverte, « comment c'était ? », et une réponse en trois mots me convient parfaitement. Vous n'avez rien à rapporter ni à justifier ; le détail pratique du déroulé est expliqué sur la page prendre rendez-vous.